Réalisé par
Bertrand Blier
Avec
Jean Dujardin Charles
Albert Dupontel Le cancer de Charles
Anne Alvaro Louisia
Audrey Dana Carole
Myriam Boyer Le cancer de Louisia
Christa Theret Evguenia
Production
Producteur délégué Christine Gozlan
Producteur délégué Catherine Bozorgan
Producteur exécutif David Poirot
Activités sociétés
Production Thelma films
Production Manchester Films
Coproduction La Banque Postale Image
Coproduction Uniétoile
Coproduction Cinémage
Production Arte France cinéma
Coproduction Wild Bunch
Coproduction France 2 Cinéma
Coproduction Hérodiade
Exportation/Distribution internationale Wild Bunch
Coproduction Canal + (France)
Coproduction Ciné Cinéma
Scénario
Bertrand Blier
Equipe technique
Directeur de production Yvon Crenn
1er assistant réalisateur Hubert Engammare
Directeur de la photographie François Catonné
Monteuse Marion Monestier
Chef décorateur Patrick Dutertre
Costumière Jacqueline Bouchard
Ingénieur du son Pierre Gamet
Distribution
Distributeur France Wild Bunch Distribution
Attachée de presse Alexandra Schamis (AS Communication)
Attachée de presse Sandra Cornevaux (AS Communication)
Bertrand Blier
Après avoir débuté comme assistant réalisateur en 1959 sur Oh! que mambo de John Berry et s'être fait remarqué pour ses docu-fiction Hitler... connais pas ! en 1963, Bertrand Blier dirige son père, le légendaire Bernard Blier, dans son premier long métrage de fiction, Si j'étais un espion (Breakdown) (1967).
Il faut cependant attendre 1974 pour que Blier réalisateur se fasse un nom avec le triomphe public des Valseuses et de son trio vedette Gérard Depardieu, Patrick Dewaere et Miou-Miou. La patte Blier s'instaure : humour acerbe et vérité sociale. Quatre ans plus tard, Bertrand Blier retrouve son duo masculin Depardieu-Dewaere pour Préparez vos mouchoirs avant de diriger Depardieu en solo et son père dans Buffet froid (1979), César du meilleur scénario, puis Dewaere dans le subversif Beau-Pere (1981).
Scénariste de la totalité de ses films (mais également de Grosse Fatigue de Michel Blanc en 1994), le cinéaste signe avec Tenue de soirée l'un des plus gros scandales du cinéma français des années 80 avec ses thèmes d'homosexualité et de triolisme abordé sans détour. Il y retrouve une nouvelle fois Gérard Depardieu et Miou-Miou et glane le Prix d'interprétation masculine du Festival de Cannes (pour Michel Blanc) et trois nominations aux Césars. Trois ans plus tard, le succès public et critique de Trop belle pour toi est encore plus imposant : Grand Prix du jury du Festival de Cannes et cinq Césars dont ceux de meilleur film, meilleur réalisateur et meilleure actrice (pour Carole Bouquet).
Les années 1990 seront marquées par un raz-de-marée de récompenses, largement dû à sa collaboration avec Anouk Grinberg, nouvelle venue dans la galerie des comédiens de Blier. On citera Merci la vie (un César et 6 nominations) et Un, deux, trois, soleil en 1993 (deux César et surtout la Coupe Volpi du meilleur acteur du Festival de Venise pour Marcello Mastroianni) ainsi que Mon homme (1996), Prix de la meilleure actrice pour Anouk Grinberg au Festival de Berlin.
En 2000, il réunit une trentaine de grands noms du cinéma français pour Les Acteurs, un hommage au métier du jeu teinté de dérision. Si le film est plutôt bien accueilli, Les Côtelettes, avec Philippe Noiret et Michel Bouquet en vieux épicuriens dissertant sur le sens de la vie et les plaisirs de la chair divise le public cannois, et reçoit un accueil national mitigé du public et de la critique. Il revient en 2005 avec Combien tu m'aimes ?, l'histoire d'un amour monnayé entre la péripatéticienne Monica Bellucci et son client Bernard Campan.
Jean Dujardin
Un bac philo-arts plastiques en poche, Jean Dujardin débute dans la vie active comme miroitier et serrurier. C'est au cours de son service militaire que son talent comique se révèle : l'armée sera pour lui une grande source d'inspiration. Monté à Paris, il se produit dans des bars et rencontre au théâtre du Carré Blanc ceux - Bruno Salomone, Eric Collado, Eric Massot et Emmanuel Joucla - avec qui il formera la populaire bande des "Nous C Nous". Ils créent ensemble plusieurs spectacles, une chanson sobrement intitulée "Nous C Nous" et font les beaux jours de l'émission Fiesta de Patrick Sébastien sur France 2.
Entre 1997 et 1998, Jean Dujardin est trois fois vainqueurs de la catégorie comiques dans le programme Graine de stars. Se faisant une place sur le petit écran, il accède à la célébrité grâce au personnage populaire de Loulou, qu'il campe du 11 octobre 1999 à juin 2003 dans la mini-série Un Gars, une Fille, aux côtés d'Alexandra Lamy (qui deviendra sa compagne). Après une apparition dans le film à sketches A l'abri des regards indiscrets (2002) et une prestation de vendeur Weston très décalé dans la comédie Ah ! si j'étais riche (id.), il se voit offrir des rôles de plus grande importance comme celui d'un "homme idéal" dans Toutes les filles sont folles (id.).
Son nom devient synonyme de succès comme en témoignent les réussites au box-office de Mariages ! (2003) et surtout de Brice de Nice (2004), où il ressuscite son personnage fétiche de "surfeur casseur" créé dix ans plus tôt sur scène. Coéquipier de Pascal Elbé dans la comédie policière L'Amour aux trousses (2005), Jean Dujardin élargit son répertoire d'acteur en jouant les convoyeurs aux côtés d'Albert Dupontel dans le polar urbain (2003) de Nicolas Boukhrief et en tentant une incursion dans le film d'époque avec Il ne faut jurer de rien ! (2005).
Devenu bankable, Jean Dujardin prête ses traits à l'agent OSS 117 - prestation qui lui vaut une nomination au César du Meilleur acteur en 2007 - et s'offre un rôle à contre-emploi, celui d'un flic voulant faire la lumière sur le meurtre de sa fille, dans le sombre Contre-enquête, première réalisation de Franck Mancuso, co-scénariste de 36 Quai des Orfèvres. En 2007, Dujardin est Octave, le publicitaire déjanté du 99 F de Jan Kounen, d'après le best-seller de Frédéric Beigbeder.
Après avoir fait main basse sur une grosse somme d'argent dans Ca$h, Jean Dujardin apparaît face à Jean-Paul Belmondo dans Un homme et son chien, puis endosse à nouveau le costume d'OSS 117, l'espion qui gaffe plus vite que son ombre, avant de coiffer le chapeau du cow-boy qui tire plus vite que la sienne dans Lucky Luke.
Albert Dupontel
A la fin des années 80, Albert Dupontel se forme à la comédie au Théâtre National de Chaillot. C'est à cette période qu'il débute sur grand écran dans La Bande des quatre de Jacques Rivette et Encore de Paul Vecchiali. Mais c'est en 1991, sur scène que le comédien se fait véritablement connaître du grand public avec son one man show Sale spectacle, qu'il joue à l'Olympia. Son humour féroce et décalé en fait alors l'un des artistes les plus originaux de l'époque.
Fort de sa popularité scénique, Albert Dupontel s'illustre en 1995 dans Un héros très discret de Jacques Audiard. Nommé aux César dans la catégorie Meilleur second rôle masculin, il s'attire le respect de la profession. Un an plus tard, il réalise son premier long métrage, Bernie, dans lequel il s'offre également le rôle-titre. Le ton unique du film, décapant et provocateur, ne fait pas l'unanimité, mais impose la personnalité de son auteur. Après avoir tenu l'affiche de Serial lover, Albert Dupontel signe la mise en scène de son deuxième long, Le Créateur (1998), réflexion sur le statut d'artiste. En interprétant La Maladie de Sachs (1999) sous la direction de Michel Deville, il montre aussi sa capacité à incarner des personnages torturés et complexes.
Par la suite, ce comédien rare et exigeant confirme son désir d'éclectisme dans le paysage cinématographique français, alternant films choc (Irréversible, 2002), drames de facture classique (Du bleu jusqu'en Amérique, Deux jours à tuer) et comédies plus populaires (Petites misères, Monique, Odette Toulemonde). Il adhère également aux univers de Jeunet (Un long dimanche de fiançailles, 2004), Thompson (Fauteuils d'orchestre, 2006) et Klapisch (Paris, 2008). A partir du Convoyeur en 2004, on le voit également s'essayer à un registre plus physique comme le montrent ses prestations dans Jacquou Le Croquant (2007), L'Ennemi intime (id.) et Chrysalis (id.). Albert Dupontel n'en oublie pas pour autant de nous surprendre en s'improvisant Président (2006) et en nous livrant un troisième long, tout aussi décalé que les deux précédents : Enfermés dehors, où il se met en scène en SDF délirant.
Plus sage, moins acide, mais tout aussi burlesque, il réalise en 2009 Le Vilain dans lequel il se met en scène aux côtés de Catherine Frot, sa partenaire dans Odette Toulemonde, qu'il grime en vieille dame tentant de remettre son fils dans le droit chemin.
Anne Alvaro
Anne Alvaro a 3 ans lorsque sa famille quitte l'Algérie pour s'installer en France. Elle est âgée d'à peine 10 ans lorsqu'elle s'inscrit au Conservatoire de Créteil, la ville où elle a grandi. Repérée par Jean Négroni, ancien collaborateur de Vilar, elle prend goût au théâtre contemporain. Elle intègre des troupes qui se constituent dans l'effervescence de Mai 68, et ne tarde pas à se faire un nom, travaillant avec les plus grands metteurs en scène, de André Engel à Bob Wilson en passant par Alain Françon ou Georges Lavaudant. Elle fait sa première apparition à l'écran dans le Danton de Wajda en 1982, et on la retrouve dans les films très personnels de Raoul Ruiz (La Ville des pirates, 1983) ou Romain Goupil (La Java des ombres en 1983, seize ans avant A mort la mort !).
Le grand public ne la découvre au cinéma qu'en 2000, dans Le Goût des autres d'Agnès Jaoui. Là, encore, le théâtre n'est pas loin puisque Anne Alvaro y incarne une tragédienne qui bouleverse le spectateur novice Jean-Pierre Bacri -et qui, par ailleurs, lui donne des cours particuliers d'anglais... Sa vibrante composition lui vaut le César du Meilleur Second Rôle en 2001. Par la suite, cette actrice à la belle voix grave continue de privilégier les planches, tout en participant à des projets cinématographiques originaux, tels le film-mise en abyme La Chose publique de Mathieu Amalric (elle incarne l'épouse de l'acteur-réalisateur), le dérangeant La Part animale (2007) encore Les Bureaux de Dieu de Claire Simon qui confronte des actrices aguerries à des non-professionnelles.