Réalisation : Pascal Rabaté
MILE : Daniel PRÉVOST
EDMOND : Philippe NAHON
LUCIE : Bulle OGIER
LENA : Julie-Marie PARMENTIER
LYSE : Hélène VINCENT
GÉRARD : Bruno LOCHET
PATRON PENALTY : Charles SCHNEIDER
Un film écrit et réalisé par Pascal RABATÉ, d’après son ouvrage © Futuropolis 2006
Producteurs : Xavier DELMAS et Jean-Louis LIVI
Chef Opérateur : Benoît CHAMAILLARD - AFC
Monteur Image : Jean-François ELIE
Son : Jen-François MAÏTRE, Jocelyn ROBERT, Jean-Paul LOUBLIER
Musique : Alain PEWZNER
Pascal Rabaté est un auteur de bande dessinée français, né le 13 août 1961, vivant et travaillant à Angers.
Il se lance dans la bande dessinée en 1989 après avoir étudié la gravure à l'École des Beaux-Arts d'Angers au début des années 80. Il a réalisé des BD en noir et blanc, en lavis et en couleur, et propose au fil de ses oeuvres des univers très variés. Influencé par Buzzelli, Battaglia, Bofa et Alexis, son trait oscille entre le réalisme et le grotesque. Son adaptation en bande dessinée du roman d'Alexis Tolstoï Ibicus lui vaut un succès critique et public notable qui lui permet d'être considéré comme un grand auteur contemporain.
En 2003, il reçoit le Grand Prix du festival Des Planches et des Vaches, puis en 2009 le prix Jacques Lob (festival de Blois), récompensant tous deux l'ensemble de son œuvre.
En 2010 il se lance dans l'aventure cinématographique avec 'Les Petits Ruisseaux'
Daniel Prévost est né et a passé son enfance dans un milieu ouvrier. Il sort de l'école dramatique de la rue Blanche avec un premier prix de comédie et décroche, en 1964, un rôle au théâtre dans Un certain M. Blot, aux côtés de Michel Serrault. Deux autres rencontres importantes jalonnent ses débuts : Bobby Lapointe, avec lequel il écume les cabarets, et Jean Yanne, dont il devient l'un des acteurs fétiches.
Habitué des émissions comiques de la télévision, il apparaît dès les années soixante chez Jean-Christophe Averty (Les Raisins verts, Douches écossaises), puis dans Les Saintes chéries et La Caméra invisible. Dans le même temps, on le voit faire ses débuts au cinéma dans des films comme Le Roi de coeur (1966) de Philippe de Broca , Erotissimo (1968) de Gérard Pirès (qu'il retrouve deux ans plus tard pour Elle court, elle court la banlieue), et Daniel Prévost commence ses collaborations avec Michel Audiard (Elle cause plus, elle flingue en 1972, Comment réussir quand on est con et pleurnichard en 1974) ou Jean Yanne (Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil en 1972, Moi y'en a vouloir des sous en 1973).
Le Petit rapporteur (1974), de Jacques Martin, et les sketches loufoques écrits par Gébé et Topor pour Merci Bernard (1980, Jean-Michel Ribes) le font connaître au grand public et comptent parmi ses meilleures participations à des émissions télévisées.
Depuis Uranus (1990, Claude Berri), où son personnage de cheminot communiste pleutre, souffre-douleur de Gérard Depardieu fait merveille, les cinéastes le voient autrement. Enquêtant dans Ville à vendre (1992, Jean-Pierre Mocky), il est un brigadier junkie et coureur peu banal, alors que pour Raoul Ruiz, il revêt la soutane, tentant vainement de réveiller les habitants endormis de L'Oeil qui ment (1993). Ce registre étrange, propre aux deux cinéastes, est idéal pour Daniel Prévost, sans cesse en proie au comique de l'absurde.
Depuis, beaucoup de cinéastes français font appel à lui pour d'importants seconds rôles : Yves Angelo (Le Colonel Chabert, 1994), Gérard Lauzier (Le Plus beau métier du monde, 1996), Philippe Lioret (Tenue correcte exigée, 1997). Il est présent dans trois des plus grands succès français de la fin du XXe siècle : Le Dîner de cons (1997, Francis Veber) pour lequel il obtient l'Oscar du meilleur second rôle, Astérix et Obélix contre César (1998, Claude Zidi) et La Vérite si je mens ! 2 (2000, Thomas Gilou). Son entrée dans le 21ème siècle lui permet de tourner avec d'illustres réalisateurs comme Jean Becker (Un Crime au paradis) et Alain Resnais (Pas sur la bouche) mais aussi d'apparaître dans deux premiers films, qui révèleront leur réalisateur respectif : Mon idole de Guillaume Canet et La Maison du bonheur de Dany Boon. En 2008, soit près de trente ans après l'émission Merci Bernard, il retrouve Jean-Michel Ribes qui réalise Musée haut, musée bas. La même année, il accompagne Jean-Paul Belmondo sur le remake du film de Vittorio De Sica ( Umberto D.) intitulé Un homme et son chien avant de tenir à nouveau le haut de l'affiche des Petits ruisseaux de Pascal Rabaté en 2010.